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Accueil > PROJETS EN COURS > LEFE-GEOFOBE (2012-2014)

GéoFoBe : Géochimie des Foraminifères Benthiques, acquisition et préservation des signaux élémentaires et isotopiques

Porteur du Projet : Sophie Sépulcre (IDES) ;
Chercheurs de l’Équipe impliqués : C. Colin, G. Siani

Les objectifs de ce projet de recherche impliquant 11 chercheurs de 6 laboratoires différents s’inscrivent dans la thématique générale de l’étude de la variabilité naturelle passée du climat à partir d’archives sédimentaires. L’approche proposée repose sur l’utilisation de la signature géochimique des coquilles ou tests en carbonate de calcium CaCO3 des foraminifères benthiques, dont la composition chimique reproduit certains des paramètres environnementaux du milieu de croissance. L’originalité de ce projet est basée sur un double objectif consistant à i) séparer l’influence des facteurs environnementaux et des processus biologiques ou effet vital sur l’acquisition de la signature géochimique, et ii) estimer l’impact de la fossilisation sur le signal originel. Pour y répondre, plusieurs espèces seront étudiées pour accéder à différents environnements de vie (ou microhabitats). Le couplage entre deux traceurs géochimiques, à savoir le rapport élémentaire Magnésium/Calcium (Mg/Ca) et la signature isotopique en Bore (δ11B), permettra de contraindre les facteurs contrôlant ces traceurs, à savoir la température et le pH. L’originalité de l’approche envisagée est de comparer des analyses géochimiques du Mg/Ca et du δ11B à l’échelle microscopique (cartographie élémentaire du Mg par microsonde électronique et profils de δ11B par sonde ionique) avec les résultats obtenus sur l’ensemble du test. Sur des tests de foraminifères benthiques modernes, cette approche multi-échelles permettra de documenter l’impact des effets vitaux sur ces deux traceurs, qui reste à contraindre. Pour estimer l’impact de la diagenèse sur ces traceurs, les résultats obtenus à différentes échelles spatiales sur des tests fossiles seront comparés et ce, dans des contextes sédimentaires choisis selon l’état de préservation, dissolution, ou de contamination des tests. Cette approche permettra d’estimer d’une part l’impact des processus de dissolution, et d’autre part l’effet de phases contaminantes ou authigènes, sur le signal global porté par le test. Les résultats attendus dans le cadre de ce projet permettront i) de documenter les processus de biominéralisation contrôlant l’acquisition du signal géochimique et ii) d’améliorer le potentiel des traceurs Mg/Ca et δ11B pour reconstruire les paléoenvironnements.